Où et quand partir en vacances quand on est senior ?

Où et quand partir en vacances quand on est senior ?

Comme on le sait, il y a les seniors retraités et les seniors qui ne le sont pas. Malheureusement, pour ces derniers, l’éventail des choix n’est pas aussi ouvert que pour les premiers. Ce n’est pas juste diront certains. Après tout les seniors retraités sont toujours en vacances, eux.

Oublions tout ça, et efforçons-nous d’examiner toute cette affaire sereinement. « Senior, j’adore » chante Catherine Ringer dans une de ses dernières chansons. Et le fait est que lorsqu’on y regarde de près, qu’on est un senior retraité et en bonne forme physique, partir en vacances, ça peut être vraiment « le pied ».

Pour soi, bien sûr, mais aussi pour le plaisir de répondre avec un sourire gourmand et des détails à revendre à la question rituelle que tous les coiffeurs posent dès le mois de mai : « Vous partez où cet été ? »

 

Où partir en vacances ?

 

Si on pense à son coiffeur, évidemment, on va être tenté de lui annoncer qu’on a décidé de partir en vacances au bout du monde. A coup sûr, ça va l’épater et il va redoubler d’effort pour vous faire une coiffure impeccable pour aller avec ces vacances de rêve.

Trêve de plaisanterie. Soyons sérieux. Quand on est senior retraité le choix de la destination va essentiellement dépendre de la présence ou non des petits-enfants.

 

Choix d’une destination en fonction des petits-enfants

Eh oui, pas question de partir n’importe où quand on a le bonheur de partir avec ses petits-enfants que leurs parents ont eu la délicatesse d’abandonner à leurs propres parents, le temps de souffler un peu. Ils l’ont bien mérités.

Donc, dans ce cas là, c’est l’été et si les dits petits-enfants sont ados, ou pré-ados, ça veut dire, quasiment plage obligatoire. Ou l’équivalent. C’est-à-dire aqualands et autres parcs aquatiques.

Choix d'une destination en fonction des petits-enfants
Choix d’une destination en fonction des petits-enfants

N’imaginez surtout pas que, pour échapper à la plage, vous allez pouvoir les traîner dans les musées du coin, ou alors les jours de mauvais temps.  Si toutefois vous arrivez, encore, à les accompagner, car, en général, ils n’y tiennent pas du tout. Donc la plage, c’est bien, mais il faut aussi prévoir une plage avec des activités. Pour le jour et pour le soir.

Bref, tout ça n’est pas de tout repos et vous aurez souvent l’impression d’être le restaurateur et l’hôtelier de service. Allez, vous avez raison, ce n’est pas toujours comme ça. C’est vrai. Mais, avouez-le, surtout quand les petits-enfants sont encore proches du berceau.

En résumé, si vous devez partir en vacances avec vos petits-enfants, pensez à eux avant de penser à vous, si vous ne voulez pas transformer définitivement vos vacances en succursale de l’Enfer.

 

Choix d’une destination de vacances sans petits-enfants

Choisir une destination de vacances quand on est seul ou en couple, est-ce que c’est plus facile que lorsqu’on part avec ses petits-enfants ? Pas vraiment. Commençons par le départ tout seul. Peut-être le plus facile. Là, l’obstacle majeur, c’est de se décider à partir. Mais, une fois qu’on l’a décidé, plusieurs options s’offrent à vous.

Partir seul (e) avec un  groupe

La première, c’est de partir avec un groupe de copines et de copains. Pour dire la vérité, en général, ce sont plutôt des copines. Mais, bon, à plusieurs, on se sent moins en peine quand on est loin de chez soi.

Car, on a beau dire, plus on vieillit et moins on est apte à gérer les difficultés et en voyage, c’est rare qu’il n’y en ait pas. Quand on fait parti d’un groupe, on se sent tout de même plus fort. L’inconvénient, c’est qu’il « faut faire » avec le groupe et savoir se plier à sa majorité ou à son leader. Il y en a toujours un ou une !

Partir seul (e) avec un  groupe
Partir seul (e) avec un  groupe

A défaut de partir avec des copains ou des copines, on peut choisir de partir avec un « voyage organisé ». Il y en a de toutes sortes. Certains sont réputés pour favoriser les rencontres.

Non qu’ils organisent sciemment les choses, mais c’est ce qu’aiment à raconter ceux qui en reviennent.  Veufs, veuves, délaissé(e)s, chacun peut y trouver chaussure à son pied, si tel est aussi le but inavoué. En tout cas, ça facilite le choix de la destination.

Partir en couple

Le choix de la destination quand on est en couple dépend de deux grands facteurs : l’état de santé et le niveau d’entente.

Pour ce qui est de ce dernier, il y a des couples qui parlent toujours de partir, mais qui ne partent jamais, parce qu’ils n’arrivent jamais à se mettre d’accord sur la destination, en général, mer ou campagne, ni sur le type d’hébergement, grand hôtel, gîte, ou relais routier.

Sans même parler de qu’ils comptent faire, une fois arrivés à destination, visiter un musée ou aller voir la vieille tantine qu’on n’a pas vu depuis des lustres.

Bref, quand on est dans cette situation, il est conseillé de lire ou de relire quelque bon manuel de négociation. Si vous n’avez pas d’idée, on vous recommande le suivant :

Negocier dans son couple (sans en avoir l'air)

Quant à l’état de santé, il a cet avantage, si on peut dire, de jouer le rôle d’un juge de paix. A partir d’un certain âge, un vertige par-ci, par-là, des battements cardiaques parfois intempestifs, ont vite fait de faire craindre le pire.

Et puis, une fois passée l’alerte, la vie reprend son cours et l’envie de partir revient aussi. C’est là que l’idée de partir en croisière sur un de ces gros bateaux qui sillonnent les mers finit par s’imposer.

Pourquoi ? Mais, parce que ce sont, pour la plupart, de vraies villes flottantes et qu’il y a toujours un médecin à bord ! Commode, non ?

Les destinations à éviter

Ah, et puis, au fait, dans le même ordre d’idée, celui de l’âge de ses artères, comme on dit. Quand on appartient à la catégorie des seniors retraités, qu’on rêve de partir à l’étranger, de faire ce voyage qu’on aurait aimé faire à 20 ans, et ça vaut aussi bien pour les départs, seul, en groupe ou en couple, il y a des destinations qu’il vaut mieux carrément oublier.

Les destinations à éviter
Les destinations à éviter

Pour savoir lesquelles, il suffit de consulter le site du ministère des affaires étrangères. Inutile d’aller vous fourrer dans un guêpier en pensant que vous allez y trouver les mêmes conditions de vie et de sécurité que celles que vous avez en allant chercher votre baguette de pain.

 

Quand partir en vacances ?

En principe, un senior retraité part en vacances quand il le veut. Mais, ce n’est quand même pas aussi simple que cela. D’abord, les vacances, c’est les vacances, et partir en dehors des périodes de vacances, ça ne compte pas vraiment. Et puis, ça fait un peu trop privilégié. Cela dit, d’une manière générale, les retraités seniors fixent leur date de départ en vacances en fonction de trois grands paramètres : les petits-enfants, la saison, et les prix.

 

Partir pendant les vacances scolaires

Si on doit s’occuper de ses petits-enfants, pas moyen d’y échapper, il faut regarder dans laquelle des trois zones académiques A,B,C,  ils se trouvent. Les pouvoirs publics font bien les choses, ils éditent les calendriers longtemps à l’avance.

Pour les vacances d’été 2022, c’est facile, tout le monde part en vacances le mercredi 6 juillet et tout le monde rentre le 1er septembre. Quelle que soit la zone académique.

Partir pendant les vacances scolaires
Partir pendant les vacances scolaires

Ce qui veut dire que tout le monde se retrouve en même temps sur les plages. Encore, les plages bondées, on peut s’y faire. Après tout, ce sont surtout les petits-enfants qui vont y aller. Tout seuls, si possible ! C’est ce qu’ils veulent.

Mais, pour le reste, bien forcé « d’avaler » les bouchons, les queues, les foules, etc… Mais, c’est comme ça. Il sera toujours temps de se reposer tranquillement chez soi après les vacances.

 

Partir à la belle saison

Pour les seniors retraités, c’est bien connu, la belle saison, c’est quand il ne fait ni trop chaud, ni trop froid et qu’il n’y a ni trop de soleil, ni pas assez. Cela pour les moins exigeants.

Raison pour laquelle, d’une manière générale, quand ils le peuvent, ils préfèrent prendre leurs vacances d’été en mai-juin  ou en septembre-octobre. En tout cas, sous nos latitudes.

 

Profiter de prix avantageux

Et ça tombe bien, parce que partir hors saison, c’est aussi pouvoir bénéficier de prix avantageux. Moins de monde, donc moins de demande et prix plus bas que pendant la haute saison, tout en profitant de températures clémentes.

Rien d’étonnant à ce que ces mois bénis soient aussi les mois de la silver economy. Car sur les lieux habituels de vacances, on ne voit plus que des cheveux gris et tout est fait pour les amadouer.

Et on peut encore faire mieux que de profiter des offres à bas prix habituelles. Comme on a tout le temps devant soi, qu’on a finalement pas de préférence particulière, on peut se lancer dans les réservations à la dernière minute.

C’est vrai, quand on est senior retraité, on n’aime pas être trop bousculé. Cela, c’était avant, quand on travaillait. Mais, plus maintenant. Cela dit, difficile de résister à certaines offres de dernière minute dont les prix défient toute concurrence.

Pour savoir lesquelles, et quand on se sent prêt à partir dans la semaine qui suit, on peut aller faire un tour de temps en temps sur des sites comme, par exemple, Lastminute.com ou voyagespirates.fr.

 

Et si vous restiez chez vous ?

L’envie de partir au moment des vacances est naturelle. On en parle dans les salons de coiffure, mais pas seulement. Une fois la période des vacances venue, on en parle partout. A la télévision, dans les journaux, dans les magasins, etc.  A croire qu’il ne reste plus que ça pour donner un sens  à son existence.

Raison pour laquelle, on peut voir les choses autrement. Partir en vacances n’est pas une fin en soi. Par ailleurs, le plaisir d’envoyer à sa famille et à quelques amis, par whatsapp, des photos de vacances avec de beaux paysages ensoleillés en espérant en retour leurs « likes » est un plaisir de courte durée et quelque peu factice.

Bref, avant de se décider à partir, hors mis le cas du service rendu aux pauvres parents désireux de souffler et d’oublier un peu leurs enfants, il est recommandé de bien réfléchir aux raisons pour lesquelles on veut partir.

Si c’est pour envoyer des photos et raconter ses « aventures » au prochain passage chez le coiffeur, ça risque d’être un peu court.  D’autant que lorsqu’on y réfléchit, si on peut disposer d’un beau jardin, chez soi ou à proximité, et d’une bonne bibliothèque, on peut « voyager » sans fin dans les meilleures conditions possibles, tout en faisant une multitude de découvertes inattendues.

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Dans une lettre à son ami Varron, Cicéron ne disait-il pas déjà, il y a bien longtemps, en fin connaisseur de la nature humaine qu’il était :

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Alors, à quoi bon, se coltiner les bagages à trainer dans un hall d’aérogare ou sur un quai de gares.  A quoi bon, se frayer un chemin parmi une foule de gens harassés pour aller se chercher une bouteille d’eau et un sandwich.  A quoi bon se faire peur avec les risques de contamination au covid.

Pourquoi ne pas rester tout simplement chez soi ? Les pieds en éventail devant sa fenêtre ou dans son jardin et regarder tranquillement passer les nuages entre deux lectures ?

De quoi alimenter de bonnes conversations entre amis bien mieux que ne saurait le faire un voyage décidé pour faire comme tout le monde.